Après un match de basket intense, je sais à quel point le corps demande de l’attention. Entre les impacts, les accélérations, les changements de direction et la tension mentale, la récupération devient aussi importante que l’entraînement. Sur News Sports, je partage souvent des conseils pratiques et aujourd’hui je vous propose ma routine post-match : cryothérapie, compression et étirements expliqués étape par étape, avec des astuces concrètes pour optimiser la récupération et revenir plus vite sur le terrain.

Pourquoi une routine post-match est-elle indispensable ?

Après chaque rencontre, j’essaie de respecter un protocole pour limiter l’inflammation, réduire les courbatures et préserver mes articulations. Sans routine, les microtraumatismes s’accumulent et augmentent le risque de blessure. La récupération ne se limite pas à se reposer : c’est un ensemble de gestes pensés pour aider le corps à revenir au calme physiologique et à reparer les tissus.

Que fait exactement la cryothérapie et quand l’utiliser ?

La cryothérapie consiste à exposer le corps au froid pour réduire l’inflammation, engourdir la douleur et favoriser la vasoconstriction. Personnellement, j’utilise la cryothérapie immédiate (glace ou bain froid) juste après le match puis la cryothérapie corps entier (si accessible) dans les heures qui suivent pour une récupération plus globale.

Questions fréquentes :

  • Faut-il appliquer de la glace directement ? Non, toujours entourer la glace d’un tissu pour éviter les brûlures de froid.
  • Combien de temps ? Pour un sac de glace localisé, 10 à 15 minutes suffisent. Pour un bain froid, 6 à 10 minutes est une durée courante.
  • Est-ce utile pour tous ? Si vous avez une blessure aiguë (entorse, coup important), la glace aide. Pour la récupération générale, les séances de cryothérapie ciblées sont très utiles.
  • Étape 1 — Immédiatement après le match : refroidir les zones sensibles

    Après le coup de sifflet final, je commence par :

  • 5–10 minutes de marche lente pour faire diminuer progressivement la fréquence cardiaque.
  • Application de glace sur les chevilles, genoux ou zones douloureuses — j’utilise un sac de gel réutilisable (par exemple Arctic Flex) ou un sac de petits pois congelés enveloppé dans une serviette.
  • Hydratation : de l’eau riche en électrolytes (ou une boisson comme Maurten si l’effort a été long) pour relancer l’équilibre hydrique.
  • Étape 2 — Compression : quand et comment la pratiquer

    La compression aide à réduire l’œdème et à accélérer le retour veineux. J’ai adopté les manchons de compression pour mollets (CEP, 2XU) et parfois un pantalon de compression après des gros déplacements. Voici comment je procède :

  • Après la glace, j’enfile des manchons ou des chaussettes de compression pour 1 à 4 heures, selon l’intensité du match.
  • Si je dois voyager ou rester assise longtemps, je garde la compression plus longtemps pour éviter la sensation de jambes lourdes.
  • Astuce : choisissez des produits avec un gradient de compression (plus serrés à la cheville, moins à la cuisse). Cela favorise le flux sanguin vers le cœur et réduit la stagnation.

    Étape 3 — Étirements et mobilité : quoi faire et pourquoi

    Après la phase froide et la compression, j’intègre des étirements dynamiques puis statiques pour relâcher les tensions et retrouver de la mobilité. Mon enchaînement :

  • 5 minutes d’étirements dynamiques : balancements de jambe légers, rotations du tronc, squats lents.
  • 10–15 minutes d’étirements statiques ciblés : ischio-jambiers (30–40 secondes), quadriceps (30–40 secondes), mollets, fessiers, psoas et étirements des épaules et du dos.
  • Je privilégie une respiration lente et profonde pendant les étirements pour maximiser la relaxation musculaire. Si vous êtes très raide, gardez des sessions courtes mais régulières plutôt que d’essayer de tout étirer en une fois.

    Routine complète heure par heure (exemple pratique)

    0–15 minMarche, hydratation, glace localisée (10–15 min)
    15–30 minAuto-massage léger avec balle de massage sur les mollets et les fessiers
    30–60 minÉtirements dynamiques puis statiques (15–20 min), puis douche tiède
    1–4 hPort de compression (manchons ou pantalon), repas riche en protéines et glucides
    2–6 hOption : séance de cryothérapie corps entier (3–4 min) si disponible
    NuitSommeil de qualité + éventuellement compression légère pour les longues récupérations

    Auto-massage et rouleau (foam rolling) : où et comment ?

    J’utilise souvent un foam roller après la glace mais avant les étirements statiques. Les zones prioritaires : mollets, IT band (bandelette ilio-tibiale), quadriceps, fessiers et dos. Quelques règles :

  • Rouleau 1–2 minutes par zone, évitez de rester sur une douleur aiguë plus de 10–15 secondes.
  • Respirez profondément pour aider le muscle à se relâcher pendant la pression.
  • Utilisez une balle de massage (lacrosse ball) pour cibler les points trigger, surtout sous la voûte plantaire ou les fessiers (gluteus medius).
  • Alimentation et supplémentation après le match

    La récupération passe aussi par la nutrition. Voici ce que j’essaie de consommer dans les 60 minutes suivant le match :

  • Repas contenant 20–30 g de protéines (poulet, œufs, shake whey/collagène) pour la réparation musculaire.
  • 30–60 g de glucides pour reconstituer les réserves de glycogène (riz, patate douce, fruits).
  • Antioxydants et légumes pour limiter le stress oxydatif (baies, légumes verts).
  • Suppléments utiles : oméga-3 pour les propriétés anti-inflammatoires, magnésium le soir pour la détente musculaire et qualité du sommeil, et parfois un BCAA si je dois récupérer très rapidement entre deux matchs rapprochés.

    Erreurs à éviter

  • Sauter la phase de refroidissement immédiate : partir brusquement dans une douche chaude ou s’arrêter net après l’effort augmente le risque d’essoufflement musculaire.
  • Abuser de la glace : trop de cryo peut ralentir la réparation cellulaire si utilisée de façon chronique après chaque entraînement sans raison.
  • Compresser trop serré : inconfort ou engourdissement signifie que la compression est excessive.
  • FAQ rapide

  • Cryothérapie corps entier est-elle meilleure que la glace locale ? Elle est plus globale et utile après un effort intense, mais pas indispensable. La glace locale fonctionne très bien pour des blessures spécifiques.
  • Combien de temps garder la compression ? Entre 1 et 4 heures selon l’intensité. Pour la récupération passive prolongée (voiture, avion), on peut aller plus loin.
  • Peut-on étirer directement après la glace ? Il est préférable d’attendre un peu après le froid pour retrouver de la chaleur musculaire (quelques minutes d’activité douce).
  • Sur News Sports, j’aime partager des routines que j’ai testées sur le terrain. Adaptez toujours ces conseils à votre corps et, en cas de douleur persistante, consultez un professionnel de santé ou un kinésithérapeute. Si vous voulez, je peux préparer une fiche téléchargeable avec une routine à imprimer et une liste de produits recommandés (manchons, rouleau, sacs de glace). Dites-moi ce qui vous intéresse le plus !